les promenades subjectives

2014

 

 

 

Chaque jour, je sors dans la ville et je me laisse transporter par son rythme. Je me délecte de seul acte de marcher et en même temps je sauvegarde la trace exacte de chaque promenade sur la carte. Le résultat c’est une sorte d’enregistrement sous la forme d'une image linéaire qui devient à la fois la forme d’un dessin urbain. 

 

La ville à certains moments de l'espace et du temps émet des signaux subtils et devient la source des décisions suivantes. Je me réfère à la conception surréaliste du hasard objectif. La décision de poursuivre quelque chose, même insaisissable, décharge des impulsions intérieures qui coexistent avec la réalité. Je suis la magie circonstancielle et je collecte les objets trouvé. 

 

De marcher, c’est naturel comme de respirer et chaque décision élémentaire qu’on prend - s'il faut aller à droite ou à gauche ou si on devrait oser suivre quelqu'un ou quelque chose - devient définitive pour la forme finale du dessin. Je peut m'inspirer d’un homme, d’un déchet sur le trottoir, d’un mot prononcé dans une langue étrangère. Ce qui devient une possibilité dans un cas et entraîne la formation du réseau de nouvelles solutions, ferme parallèlement le reste des voies potentielles

 

 

 

ce travail a été réalisé pendant une résidence à l’Institut für Alles Mögliche à Berlin / DE

 

commissaire d'art : Maria Niemyjska

photos : Krzysztof Biały

essai 3

« Troisièment, je suis enfin devant le cycle des tableaux d’Izabela Łęska, intitulé « Les promenades subjectives », qui constitue une tentative audacieuse de « reprendre la ville » pour soi, c’est-à-dire de retrouver les contours et les traces de la ville, qu’on découvre dans le rythme des pas des balades de tous les jours. Voici le dessin subjectif, créé comme une sorte d’enregistrement sous la forme du dessin linéaire, transformé en un genre de carte.Voici le dessin devenu résultat de la collection des objets trouvés pendant les errances, les balades, les pillages. (...) Est-ce que ces 36 tirages digitaux accompagnés de descriptions des promenades peuvent constituer le portrait de l’homme moderne, marchant, errant, le promeneur moderne, le braconnier de ville ? L’auteur remarque à juste titre, que de marcher, c’est naturel comme de respirer. Certainement, ce cycle peut être considéré comme un image subjectif de la ville-terrain, qui ne se soumet jamais entièrement au controle du corps. »

prof. Szymon Wróbel, „Zwrot postkrytyczny. W stronę sztuki technokapitalizmu” du catalogue de la Compétition Internationale de l’Expérience dans les Arts Visuels "Essai 3"

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