vice-versa

ou l'histoire d'Hércules Florence
2016

 

 

En septembre 2012, ma mère a fait un voyage au Brésil où elle a pris beaucoup de photos, mais la plupart ont été développées noires. Il y a près de cent quatre-vingts ans - en 1833 - dans un petit village brésilien Campinas, Hércules Florence (1804-1879), bien avant Daguerre en France, découvre la photographie et il arrive à reproduire un image en permanence. Depuis on parle d’affaire isolée de la découverte de la photographie au Brésil, qui reste peu connue jusqu'à ce jour, ce qui montre la cruelle sélectivité de la vision du monde qu’on apprend, mais aussi son parallélisme. 

Hércules Florence est lui-même un personnage fascinant qui, malgré le manque de reconnaissance, n’arrête pas d’expérimenter. On peut l’appeler à la fois un explorateur, un expérimentateur, un scientifique ou un artiste – il est l'auteur du sixème ordre architectural, du concept de dictionnaire synoptique, du concept des typo-syllabes, de la pulvographie ou du papier inimitable pour l'impression de l'argent et de la zoophonie - le système d'enregistrement des chants d’oiseaux. Il développe ce dernier quand il est employé comme peintre pendant le fameux voyage scientifique de russe Académie Impériale des Sciences au long de l'Amazone, appelé aussi l'expédition de Langsdorff. Une partie de l’équipe du bateau devient fou et perd la mémoire à cause de la maladie béri-béri. Hércules est l'un des rares à survivre jusq’aux dernières étapes du voyage en persistant de documenter la réalité au cours du chemin.

Je me penche sur les concepts tels que le parallélisme, la lisibilité, la visibilité. Je travaille avec du papier photo pour créer des objets de statut incertain entre le dessin, la gravure et la photographie. De plus, je construis des objets persévérants, c’est- à-dire ceux qui contiennent une répétition des gestes, des mots, des sons, des informations. Je crée aussi des documents, qui dans une certaine mesure, suivent l’écriture, mais qui ne permettent pas toujours une lecture rapide et sans ambiguïté.

ce travail a été réalisé pendant une résidence de trois mois au Centre Culturel Le Beffroi à Paris

 

commissaire d'art : Piotr Szpilski

photos : Piotr Litwic

„Izabela Łęska (…) a appris d’Hércules Florence par hasard, pendant une recherche sur le Brésil. De son voyage à cet pays, sa mère a amené des photos faites avec l’appareil photo de sa fille. Toutes les photos se sont developpées noires, on ne sait pas pourquoi. « dans mon travail artistique, je m’occupe de la notion du hasard objectif, décrit par André Breton, le pape des surréalistes. C’est une catégorie floue, difficile à examiner. Mais cette fois-ci je savais, que cette histoire avec ma mère, cet appareil photo et les photos noires, c’était exactement le hasard objectif. Ce qui s’est passé, c’était magique. » - dit Łęska. Elle voit le hasard objectif aussi dans l’histoire de Florence, que son curiosité a poussé à travers de l’océan, vers l’endroit d’où ses exploits restaient invisibles. Suivant la lumière il s’est coincé dans les ténèbres.

Katarzyna Sroczyńska, „Jak Hercule Florence pożyczył światło od słońca i przepadł w mrokach historii" ( « Comment Hercule Florence a emprunté la lumière du soleil et est disparu dans les ténèbres de l’histoire »), „Przekrój" 2017

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